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La vie en vert : It sounds good !

Vert, vert, vert… tout est vert ! A commencer par les forêts. Quand on arrive au Costa Rica, ce qui frappe est la végétation, incroyablement verte et dense. Les parcs nationaux du Volcan Arenal et Monteverde permettent de pénétrer au cœur des forêts et d’admirer les immenses arbres, les diverses formes de feuilles, les longues lianes, les fleurs et bien sûr la faune.

Le volcan Arenal est toujours actif mais n’est plus en éruption depuis 2011. A notre arrivée, nous avons eu la chance de découvrir sa forme conique dont le sommet est quasi tout le temps dans les nuages. Trois jours de pluie s’en sont ensuite suivis et le volcan resta caché pendant tout notre séjour. La saison humide s’est bel et bien installée. Au programme : pluie, nuages et vent. Cela ne nous empêchera pas de randonner pour 2 ou 3 heures en faisant toujours bien attention où on marche. Même si les chemins sont aménagés, tomber sur une bêbête vénimeuse, genre tarentule, serpent, chenille ou tout autre insecte bizarre est tout à fait probable ici. Chaque guide nous rappelle de rester sur les sentiers et de ne toucher aucune plante. Quand nous osons lever la tête, nos yeux se plissent pour repérer singes araignées, paresseux, toucan, colibris et toutes sortes d’oiseaux.

 

Vert grenouille ! Un des emblèmes du Costa Rica est la fameuse grenouille verte aux yeux rouges. Elle fait 8 cm et se pose généralement sur des feuilles de la même couleur. Contrairement à d’autres, celle-ci n’est pas vénimeuse. Le meilleur moment pour les observer est le soir, à la nuit tombée. On opte donc pour une balade nocturne dans la forêt à leur recherche. Le chant des grenouilles indique à notre guide où elles se trouvent. C’est un véritable concert live aux notes variées. On découvre la dink Frog qui tient son nom de son chant. Castille n’imite désormais plus les grenouilles en faisant « Croa » mais on faisant « Dink ! ». On tombe également sur la grenouille des fraises. Sa couleur est magnifique : Rouge  avec des points noirs sur le dos et bleue sur les pattes. Elle fait à peine 2 cm mais est extrêmement toxique. Elle mange les fourmis et utilise leurs venins pour attaquer ses ennemis. Chez l’homme, son poison atteint le système neurologique, alors mieux vaut se tenir à distance.

Après une bonne randonnée sous la pluie, les sources chaudes de la rivière Tabacon sont là pour nous réchauffer. L’expérience est sympa et encore plus quand il fait nuit ! Damien ne participera pas à la dégustation de Rhum à la Petzl les fesses dans l’eau à 40°. Il est vert d’avoir du garder Castille qui s’était endormi dans le minibus ! A noter que les minibus ne sont pas toujours en très bon état. Quand le radiateur a commencé a chauffé, on s’est demandé si nous allions réussir à rentrer à l’hôtel. C’est ça aussi la Pura Vida ! Garder le sourire en toutes circonstances et savoir apprécier chaque trajet. Ici, beaucoup de routes sont en terre, non goudronnées et parfois sinueuses. Les chauffeurs sont champions pour éviter les nids de poule. Tout le monde y trouve son compte. Pendant que certains se laissent bercés par les secousses, d’autres admirent le paysage. Avec une alternance minibus, bateau, minibus, le trajet entre La Fortuna et Monteverde est splendide.

Monteverde : La montagne verte !  Cette forêt tropicale est tellement chargée d’humidité (100 %) qu’elle est constamment dans les nuages. C’est pourquoi elle est aussi appelée forêt de 

nuages. L’atmosphère brumeuse lui donne un charme particulier. C’est un véritable plaisir de marcher au milieu d’arbres recouverts de mousse et sur lesquels poussent d’autres plantes. A la recherche de l’oiseau emblématique de l’Amérique centrale, nous avançons mais le fameux Quetzal restera caché. Seul son chant résonne encore dans nos oreilles. Nous nous contenterons des coatis.

Ne dit-on pas avoir une peur bleue ? Mais, pour décrire l’expérience accrochée à un mousqueton sur la canopée de la forêt tropicale, je dirai qu’on a eu une « peur verte » quand on s’est retrouvé à 30 m de haut sur une plateforme de 50 cm de large (sans barrière évidemment !).  Sensations fortes garanties mais aussi vertige garanti, surtout quand le vent commence à se lever. Une fois passé le premier effet kiss cool : la tête qui tourne et les jambes qui tremblent, place à une bonne dose d’adrénaline ! Au total : une dizaine de tyroliennes (allant jusqu’à 800 mètres) qui nous emmènent d’arbre en arbre et de montagne en montagne et le must du must : un paresseux à 2 mètres de nous suspendu les 4 fers en l’air à la cime d’un arbre. Quand il sort dou…ce…ment… de son sommeil et qu’il nous regarde avec ses yeux tous ronds, le moment est incroyable. Instant partagé entre filles. Equipe de 2 oblige, Castille étant trop petite pour vivre cette aventure, Olivia a su rassurer la peur de Séverine. Axel, au taquet derrière le guide et Damien ont quant à eux eu la chance de faire une descente en rappel d’une quinzaine de mètres et de remonter via une échelle très raide au cœur d’un figuier étrangleur vieux de plus de 700 ans. De retour en France, l’accrobranche risque de nous sembler un jeu d’enfant…

 

Vert comme le billet de 10 000 colones (20 dollars environ). Certes il est très beau avec son paresseux en image mais il sort très (trop) souvent du porte-monnaie pour randonner dans les parcs nationaux. En effet, leur entrée est systématiquement payante …

Vert mais aussi « verre » ! Même à 10 000 km, on fête la copa del mondo avec une bonne cerveza !

2 commentaires

  1. la nature est belle, certaines photos nous font frémir de voir ses bestioles sur les feuilles vertes, bravo pour la tyrolienne et les ponts suspendus, continuez votre découverte en famille, nous sommes impatients d’entendre les enfants raconter leur exploit. bisous

  2. Macgyver tout nu

    Et je suis vert de mettre fait voler mon couteau (que j’avaisoublier de reprendre après l’avoir laissé sécher dans la cuisine commune).

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